CERCE

CENTRE D'ÉTUDES ET DE RECHERCHES COMPARATIVES EN ETHNOLOGIE

 

 

COLLOQUES, RENCONTRES, MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES

 

 

Programme 2011 des deux séminaires CERCE-MSH


 

L'oralisation des écrits sur les terrains des sciences sociales

Programme 2011 en ligne



Réflexions croisées autour de la construction des territoires et des identités en France et en Espagne

 

 

 

Programme 2010-2011

 

 

- Vendredi 19 novembre, 14h30

Jimena Larroque (Centre d'Etudes Politiques de l'Europe Latine - UMR 5112, Université Montpellier 3) :
"Des modèles d’intégration saisis par des 'nations minoritaires' ? Une étude comparative des politiques d’intégration des étrangers en Catalogne et au Pays Basque".

 

- Vendredi 10 décembre, 14h30

Iñaki Diaz Balerdi, Profesor de museologia, Departamento de historia de arte, Universidad del País Basco

Los Museos y la deconstrucción simbólica del franquismo. Un acercamiento desde el País Vasco : Les musées et la déconstruction symbolique du franquisme. Une approche depuis le pays basque

- Jeudi 27 janvier, 14h30

Bruno Arbesu (photographe) ; Mouloud Boukala, CELAT (Centre Interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions), Université de Laval

 Regards croisés autour des identités catalane et basque : photographie et anthropologie.

- Jeudi 24 février, 14h30

Alain Ayats (Docteur en Histoire, Université Montpellier 3) et enseignant :

Le traité des Pyrénées (1659) : identité perdue, identité retrouvée.

 

- Jeudi 24 mars, 14h30

Dominique Blanc (LISST - CENTRE D'ANTHROPOLOGIE SOCIALE ; Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) :

Lieux de mémoire de la guerre et de l'exil et identité catalane

 

- Jeudi 7 avril, 14h30

Iñaki Arrieta Urtizberea, Profesor del Departamento de Filosofía de los Valores y Antropología Social, Universidad del País Vasco
Jordi Abella, Director del Ecomuseu de les Valls d’Àneu, Cataluña
 
Musées et patrimoine culturel au Pays Basque et en Catalogne. Usages identitaires, économiques, politiques. Museos y patrimonio cultural en el País Vasco y Cataluña. Usos  
identitarios, económicos, políticos.
 

- Jeudi 12 mai, 14h30

 

Anath Ariel de Vidas, Anthropologue (CNRS- MASCIPO ; Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales)

La construction symbolique de l'espace identitaire dans un village nahua au Mexique
 

 

Toutes les séances auront lieu à la MSH, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.

Contact : magali.demanget@univ-monpt3.fr 

 

 

 

Séminaire CERCE-MSH

 

CONSTRUCTION DES TERRITOIRES ET DES IDENTITÉS EN CATALOGNE (NORD ET SUD)

 

Programme 2009-2010

 

 

  

- Jeudi 29 octobre, 14h

Claire Guiu (maître de conférence en géographie, université de Nantes - ESO) :

Quelle catalanité pour le Sud catalan ? Les Terres de l'Ebre au sud de la Catalogne : entre désir et réalité.

 

- Vendredi 13 novembre, 10h

Marie Carmen Garcia (maître de conférences en sociologie, université Lumière Lyon 2 – GRS) : 
Qu'est-ce qu'être "catalan"? Catégories de classements, sentiments d'appartenance et positionnements des "migrants de l'intérieur".

 

- Jeudi 10 décembre, 10h

Joan Frigolé Reixach (professeur d’anthropologie sociale, universitat de Barcelona) :

Procesos de patrimonialización de la cultura y la naturaleza en el Prepirineo catalán : Processus de patrimonialisation de la culture et de la nature dans la Catalogne pré-pyrénéenne.

 

- Jeudi 28 janvier, 10h

Joan J. Pujadas (professeur d’anthropologie sociale, Universitat Rovira i Virgili, Tarragona) : 
Cerdaña : identidad (-es), frontera y transnacionalismo : Cerdagne : identité(s), frontière et transnationalisme.
 

- Jeudi 11 février, 14h00

Henri Boyer (professeur en sciences du langage, université Paul-Valéry - DIPRALANG)

La Frontière et la langue (les langues) : la "Catalogne-Nord", Catalunya et les autres "Pays catalans"

 

- Jeudi 18 mars, 14h00

Jesus Contreras (professeur d’anthropologie sociale, universitat de Barcelona – invité par le département d’ethnologie, université Paul-Valéry, mars 2010) :

Fiestas populares y globalización económica : el caso Catalan : Fêtes populaires et globalisation économique : l’exemple catalan.

 

- Jeudi 1er avril, 14h00

Xavier Roigé (professeur d’anthropologie, universitat de Barcelona) : 
Patrimoine et identité. Images de l'identité nationale dans les musées catalans.

 

 

Toutes les séances auront lieu à la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.

Contact : magali.demanget@univ-monpt3.fr

 

 

 

 

 

 

 

COLLOQUE

PASSEURS DE PATRIMOINE. ETHNOGRAPHIE ET HISTOIRE
DES "PERSONNES-RESSOURCE"

 

Montpellier, 8-9 octobre 2009

 

 

 

 

Colloque organisé par le CERCE (Centre d’Etudes et de Recherches Comparatives en Ethnologie, université Montpellier III, EA 3532) avec le soutien de la MSH Montpellier-Méditerranée et de la DRAC Languedoc-Roussillon.

 

 

 

Jeudi 8 octobre 2009

 

9 h Accueil des participants. Allocution d’ouverture du directeur de la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier

 

Pratiques et logiques de la transmission

 

9h 30 – 12h 30

 

Gaetano Ciarcia, CERCE

Passeurs de mémoires, miroirs de l’ethnologie. Introduction au colloque

 

Nicolas Adell-Gombert,  LISST – Centre d’anthropologie sociale. Université de Toulouse II – Le Mirail

Des hommes-patrimoine : les compagnons du Tour de France

Patricia Heiniger-Casteret,  Université de Pau
Contes et conteurs : un monde complexe de réalités construites

Isabelle Mayaud Ehess, Paris

Qu’est-ce qu’un « bon » témoin ?

 

                             Déjeuner-buffet offert aux intervenants à la MSH - Montpellier

 

14h 30 – 17h 30

 

Philippe Martel, Université Paul-Valéry-Montpellier 3, Iiac/Lahic,  Paris

Parler du pays

 

Arnauld Chandivert, CERCE

Quelle autorité pour l’ethnographie du patrimoine ? Pas de deux et passes d’armes entre enquêteur et passeurs

 

Jean-Louis Tornatore,  Université Paul Verlaine - Metz , Iiac/Lahic, Paris

Mais que se passe(nt)-il(s), au juste ? Sur la relation au passé (patrimoine, mémoire, histoire, etc.) et ses amateurs

 

Véronique Dassié, Julie Garnier, Université de Tours, Citeres (UMR 6173)  

La figure du chercheur comme personne-ressource dans la mise en patrimoine des mémoires de l’immigration à l’échelle régionale

 

 

                                   Dîner offert aux intervenants au centre ville

 

 

Vendredi 9 octobre 2009

 

Politiques et spectacles de la représentation

 

9h 30 – 12h 30

 

Marc Coulibaly Institut d’études politiques, Lausanne

Le Festival des masques de Dedougou (Festima). Expérience d’une revalorisation de la « tradition » avec ses dilemmes au Burkina-Faso

 

Magali Demanget Cerce

Quand le secret devient parure. Les passeurs de chamanisme chez les Indiens mazatèques (Mexique)

 

Nicolas Puig Ird-Urmis

Ecouter les vivants, enregistrer les mourants. Politiques de la collecte et médiations locales au Caire

 

Véronique Moulinié Cnrs-Iiac/Lahic, Paris

Un passé polyphonique : la patrimonialisation de l’exode des républicains espagnols de 1939

 

Déjeuner-buffet offert aux intervenants  à la MSH - Montpellier

 

 

14h 30 – 17h 30

 

Manon Istasse Université Libre de Bruxelles

Institutions  patrimoniales et associations locales. L’émergence de nouveaux passeurs à Fès (Maroc)

 

Sylvie Sagnes Cnrs-Iiac/Lahic, Paris

Les spécialistes du costume en Arlésie

 

Bénédicte Brac de la Perrière Centre Asie du Sud-Est. Cnrs-Ehess, Paris

Le voyage de Ko Win Hlain, médium d’esprits en Birmanie, au musée des Arts Premiers

 

Raluca Nagy Université Libre de Bruxelles

Les migrants en tant que médiateurs culturels/passeurs de culture dans un contexte de tourisme rural

 

     cerce@univ-montp3.fr ; ciarcia.gaetano@wanadoo.fr

 

 

 

 

APPEL A COMMUNICATIONS

en vue du colloque

PASSEURS DE PATRIMOINE. ETHNOGRAPHIE ET HISTOIRE
DES "PERSONNES-RESSOURCE"

 

Montpellier, octobre 2009

 

 

 

Colloque organisé par le CERCE (Centre d’Etudes et de Recherches Comparatives en Ethnologie, université Montpellier III, EA 3532) avec le soutien de la MSH Montpellier-Méditerranée.

 

 

Les représentations symboliques ainsi que les enjeux politiques et économiques à l’œuvre dans les phénomènes d’institution d’un patrimoine culturel peuvent être suscités et appropriés par des passeurs locaux. De par leurs relations avec les chercheurs, ces figures dites aussi de « personnes-ressource » incarnent une des évolutions possibles du rôle joué autrefois dans la pratique ethnographique par l’« informateur privilégié ».

Selon Michel de Certeau, l’art de faire et de dire de l’interlocuteur autorisé se construit à travers des rapports antagonistes marqués par le hiatus entre le « temps des solidarités » (celui de la docilité et de la gratitude de l’enquêteur envers ses hôtes) et le profit (intellectuel, professionnel, financier, etc.) que tous les acteurs peuvent tirer de leur expérience(Michel de Certeau, L’invention du quotidien. 1. Arts de faire, Paris, Gallimard, 1990 : 44 [1980]). De nos jours, une telle logique apparaît marquée par de nouvelles élaborations du temps des solidarités associant et séparant les analystes en sciences sociales et leurs passeurs sur le terrain. Elle est à analyser comme résultante de la position spécifique occupée par plusieurs producteurs de discours influents – parmi lesquels : les universitaires, les militants identitaires régionalistes ou nationalistes, les conservateurs, les élus, les professionnels d’initiatives culturelles, les entrepreneurs commerciaux, les ONG, les artistes, etc. – qui sont en liaison de concurrence (ou d’entente) avec les agents locaux de la valorisation patrimoniale. Ainsi, le savoir de ces derniers, loin de s’identifier au portrait stéréotypé de l’érudit du terroir ou du porte-parole de « communautés imaginées » (comme, par exemple, dans des discours émanant de l’Unesco) intègre des situations conflictuelles. Pourtant, c’est le caractère syncrétique de leurs connaissances, leur capacité à être à la fois des porteurs et des auteurs de tradition, qui définit l’action de ces passeurs de patrimoine.

Pendant deux ans, de 2007 à 2009, à la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, un séminaire pluridisciplinaire, La production culturelle du territoire et du patrimoine en Languedoc-Roussillon, s’est tenu autour de cette problématique. L’objectif a consisté à envisager de manière critique une continuité thématique concernant la connexion entre les modes de l’échange ethnographique, les usages publics et les élaborations patrimoniales de l’histoire culturelle régionale. Nous avons tenté de prolonger dans l’espace académique cette question à l’aide d’interventions de personnes-ressource ayant été des référents pour les chercheurs invités. En vue d’un développement de cette réflexion, le CERCE organise un colloque Passeurs de patrimoine. Ethnographie et histoire des « personnes-ressource » à la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier qui se déroulera en octobre 2009.

Nous souhaiterions retrouver les collègues ayant participé au séminaire, mais aussi élargir notre interrogation à d’autres contextes, français et internationaux. Si, comme nous l’espérons, vous êtes intéressés par le programme ici esquissé, vous devez nous faire parvenir une proposition d’intervention d’environ 2500 signes avant le 31 mai 2009 aux adresses suivantes :

     cerce@univ-montp3.fr ; ciarcia.gaetano@wanadoo.fr

 

 

 

Colloque

NÉO-RITUALISATIONS
 
ET CONSTRUCTION DES IDENTIFICATIONS COLLECTIVES 
 

Montpellier, 2-3 octobre 2008

 

 

 

Colloque international organisé par le CERCE (Centre d’Etudes et de Recherches Comparatives en Ethnologie, université Montpellier III, EA 3532) avec le soutien de la MSH Montpellier-Méditerranée et de l’Institut Universitaire de France.

 

Le colloque vise à interroger le développement accéléré dans les sociétés contemporaines d’un ensemble d’activités rituelles dont les référents ne sont plus des figures religieuses au sens strict, mais qui, par delà leur diversité, ont pour objet de donner à voir une identité collective (nationale, ethnique, communautaire, etc.) représentée comme identité culturelle.

Le phénomène, désormais global, concerne les sociétés occidentales aussi bien que post-coloniales. On peut évoquer, pour ne mentionner que le cas français, les effets du processus de patrimonialisation qui avait déjà conduit à la remise en scène de cérémonies locales anciennes (redécouvertes ou revitalisées), et qui s’étend désormais à la création de fêtes nouvelles centrées sur la célébration des cultures rurales, ainsi qu’à innombrables manifestations par lesquelles sont constituées en spectacle mémoriel les pratiques agricoles ou artisanales jugées emblématiques d’une identité locale. En milieu urbain, c’est également sous forme rituelle et néo-carnavalesque que les différentes « fiertés » affirment la singularité de groupes se présentant comme communautés de culture. Ces manifestations ont en commun d’attirer un vaste public allant bien au delà des groupes concernés, et de faire recours aux ressources spécifiques de l’activité rituelle tout en puisant largement dans un répertoire  de valeurs et de dispositions globalisé.  

Dans de très nombreuses sociétés post-coloniales sont apparues depuis les indépendances des néo-ritualisations séculières qui ont constitué un élément central du dispositif de construction des identités nationales comme identités culturelles. En Mélanésie par exemple, les festivals d’art et de culture donnant à voir une « coutume » nationale folklorisée furent un des instruments privilégiés par les Etats de la région pour la diffusion d’un sentiment d’appartenance collective et d’unité nationale. La sacralisation par l’Etat des cultures nationales a ouvert la voie au niveau local à de multiples célébrations des traditions souvent mises au service de la légitimation (en termes culturels) des revendications autonomistes ou séparatistes. Mais parallèlement à ces usages politiques de la culture, d’autres formes de néo-ritualisations sont apparues où se profile une conversion du rapport aux traditions, désormais envisagées comme « culture » et aussi, tendanciellement, comme spectacle. La relance actuelle de certaines cérémonies traditionnelles est un de ces phénomènes, qui s’inscrit dans un contexte marqué à la fois par la marchandisation généralisée des échanges et l’apparition de l’ethno-tourisme ou de l’éco-tourisme patrimonial (orienté vers un marché international mais aussi intérieur). Il s’agira, entre autres, d’examiner les effets sur les communautés locales de ces innovations ou de ces changements d’orientation de l’activité rituelle, notamment lorsque la reproduction sociale de celles-ci repose en partie sur la mise en spectacle de performances rituelles devenues ressources économiques. Outre les revivals de rites anciens où certains auteurs ont cru voir des formes d’ « indigénisation de la modernité » (Sahlins), on s’intéressera également à la production de rituels nouveaux, entretenant un rapport à la tradition et à l’autochtonie de nature à répondre aux nouvelles demandes de « biens du salut » en provenance des couches moyennes locales, comme dans le cas du phénomène « néo-indien » en Amérique latine (Galinier et Molinié, 2006).

 

Les différentes communications présentées lors du colloque permettront d’aborder dans une perspective comparative un ensemble de questions parmi lesquelles :

 

- les conditions de l’efficacité symbolique de ces célébrations de la « culture » : rôle de la forme rituelle ainsi que des processus concourant à l’instauration et la mise hors de doute des croyances ; 

 

- une interrogation sur l’autorité spécifique attribuée aux agents engagés dans la production et la mise en scène des identités collectives, et sur les conditions dans lesquelles ces productions sont reçues, reconnues comme légitimes et réappropriées (ou non) par les groupes concernés ; on tentera  notamment de préciser la définition des différentes catégories de producteurs symboliques (leur formation, leur trajectoire, leurs dispositions, leurs relations mutuelles) et d’examiner ce que leurs discours et leurs pratiques doivent aux positions sociales et institutionnelles qu’ils occupent, comme à leurs interactions avec les différents champs politico-administratifs, universitaires, artistiques ou intellectuels ;

 

- le rapport de ces néo-rituels identitaires avec les transformations actuelles du champ religieux, où les nouveaux mouvements religieux (pentecôtistes notamment) sont eux aussi producteurs de formes rituelles renouvelées et de communautés de croyants d’un genre nouveau où se poursuit une quête (individualisée) du Salut ;

 

- le rapport des néo-ritualisations au politique : les célébrations de la culture apparaissent de plus en plus souvent susceptibles de prendre sens en dehors de la poursuite des objectifs politiques propres aux nationalismes ethno-culturels, aux régionalismes et aux fondamentalismes culturels de tous ordres pour s’inscrire dans le cadre d’une marchandisation généralisée de la culture et d’une individualisation des rapports sociaux. L’examen de ce découplage du lien entre culture et politique, qui ne s’accompagne pas – bien au contraire – d’une désacralisation de la culture et du patrimoine, est également une des pistes à explorer dans le cadre de ce colloque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROGRAMME

 

Jeudi 2 octobre 2008

 

 

MATIN : Séance plénière (à la délégation régionale du CNRS, 1919 Route de Mende)

 

9h00 : accueil des participants, allocutions d’ouverture de Mme Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry et de M. Gérard Ghersi, directeur de la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier.

 

9h30 : Alain BABADZAN (CERCE, Montpellier, IUF) : Néo-ritualisations et sacralisation des « cultures ».

 

10h15 : Antoinette MOLINIE (CNRS, LESC, Paris X) : Le néo-culte solaire au Cuzco : la nationalisation et la mondialisation d’une tradition.

 

11h00 : Olivier HERRENSCHMIDT (LESC, Paris X) Conserver, déplacer, supprimer des pratiques rituelles (Inde du Sud).

 

 

 

Déjeuner-buffet (à la MSH-Montpellier, 7 rue Abbé de l’Epée)

 

 

 

APRES-MIDI, 14h30 : Néo-ritualisations et politique :  2 ateliers en parallèle (à la MSH-Montpellier) 

 

 

Atelier 1

 

 

Laurent DOUSSET (CNRS, CREDO, Marseille) : Quand les juges deviennent maîtres de cérémonies : la mise en scène de l'authenticité culturelle devant les tribunaux dans le cadre des revendications foncières aborigènes (Australie).

 

Boris CHICHLO (CNRS, MNHN) : Koulikovo : un lieu cultuel du pouvoir pour la Nouvelle Russie

 

Phuong Ngoc NGUYEN (CNRS, IRSEA) : Le culte des rois Hùng, ancêtres fondateurs : une mise en scène de l’identité nationale au Vietnam.

 

Benoît CARTERON (Université Catholique de l’Ouest, Angers) : La cérémonie du Mwâ Kââ en Nouvelle-Calédonie : l’instauration incertaine d’une « communauté de destin ».

 

 

Atelier 2 

 

 

Olivier LESERVOISIER (Université Lyon II) : Des néo-rituels non consensuels : les enjeux de l’appropriation des symboles de la chefferie par les groupes d’origine servile haalpulaar (Mauritanie)

 

Joël NORET (FNRS, Belgique) : Egun. La construction rituelle de l’identité yoruba dans le Bénin méridional.

 

Yazid BEN HOUNET (LAS et Université Paris VIII) : Les waʽda(s) comme moments politiques : entre tradition et néo-ritualisation

 

Mélanie VANDENHELSKEN (CERCE) : La mise en scène de l’unité ethnique au Sikkim (Himalaya, Inde)

 

 

20h00 : dîner offert aux intervenants (au centre ville)

 

 

 

Vendredi 3 octobre 2008

 

 

MATIN, 9h30 : Patrimonialisation et mise en scène des cultures : 2 ateliers en parallèle (à la MSH-Montpellier) 

 

Atelier 1

 

Michael HOUSEMAN (EPHE, Paris) : Penser les rituels New Age et néo-païens

 

Maïté BOULLOSA (Université d’Amiens) : La mise en scène de l’indianité à Amaicha et Quilmes (Nord-Ouest argentin)

 

Astrid de HONTHEIM  (Université Libre de Bruxelles et Université de Mons-Hainaut) : La mise en scène de « la culture asmat » : comment divertir les étrangers à la fête culturelle d’Agats (Nouvelle-Guinée).

 

Eric JOLLY (CNRS) : Des Dogon mythifiés au service de la production de contre-cultures planétaires.

 

Emma GOBIN (LESC et Université de Poitiers) : La mise en scène des rituels afro-cubains à La Havane.

 

 

 

Atelier 2

 

Isabelle JONVEAUX (EHESS-Università di Trento) : Patrimonialisation des monastères : nouvelles pratiques et nouvelles réponses des moines.

 

Chiara BORTOLOTTO (LAHIC-EHESS) : Enjeux religieux et politiques dans  la patrimonialisation de la fête de sainte Lucie à Syracuse (Sicile)

 

Carlo A. CELIUS (CELAT, Université Laval, Québec) : Le vodou haïtien : patrimonialisation et dynamique de restructuration

 

Arnauld CHANDIVERT (CERCE) : Les mondes ruraux et leurs patrimoines : entre néo-ritualisations et promotion territoriale

 

Gaetano CIARCIA (CERCE) : Une nouvelle croyance patrimoniale mondialisée : l’immatériel.

 

 

Déjeuner-buffet (à la MSH-Montpellier, 7 rue Abbé de l’Epée)

 

 

 

APRES-MIDI, 14h00 : Festivals et lieux de mémoires ritualisés : 2 ateliers en parallèle (à la MSH-Montpellier) 

 

 

Atelier 1

 

Florence GRAEZER-BIDEAU (Université de Lausanne) : La renaissance des associations de danse du yangge en Chine contemporaine : l’exemple du festival de Miaofeng shan près de Pékin.

 

Marion LIEVRE (CERCE) : La « Journée Nationale Rom »  en Roumanie 

 

Paul PANDOLFI (CERCE) : Les révoltes touarègues mises en scène (Sahara central)

 

Jacinthe LAUZE (CERCE) : Le festival culturel aborigène de Garma (Terre d’Arnhem, Australie)

 

 

Atelier 2

 

 

Marc TABANI (CNRS, CREDO, Marseille) : Les cérémonies annuelles du 15 février à Tanna (Vanuatu)

 

Magali DEMANGET (CERCE) : Les défunts sur scène : concours de tradition chez les Indiens Mazatèques, Mexique.

 

Bernard SALQUES (CERCE, Archives départementales de l’Aude) : Le Cathare, l’ « Apôtre » et le vigneron. Genèse d’un sentiment régional et célébration des événements sociaux de 1907.

 

Caroline WALLIS (CERCE) : La célébration du Newroz par les populations kurdes du Moyen-Orient et de la diaspora.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séminaire CERCE-MSH

 

PRODUCTION CULTURELLE DU PATRIMOINE ET DU TERRITOIRE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

 

Programme 2008-2009

 

 

 

Lundi 20 octobre, 14 h

Philippe Martel (chargé de recherche, CNRS, REDOC, UMR 5475, Montpellier), Etienne Hammel (ancien chargé de mission au catalan et à l’occitan au Conseil régional du Languedoc-Roussillon) :

Les langues régionales en proie au patrimoine.

 

Lundi 17 novembre, 14 h

Samuel Villevieille (chargé de mission au patrimoine maritime au Conseil Général des Pyrénées Orientales, Perpignan), Jacques Centelles (océanographe, ancien président de l’ASAME, Association des amis de la mer et des eaux, Banyuls) :

Le patrimoine maritime des Pyrénées orientales, un héritage commun aux Catalognes du Sud et du Nord.

 

Lundi 8 décembre, 14 h

Magali Demanget (maîtresse de conférences en ethnologie, université Montpellier 3, CERCE, EA 3532), Philippe Soguel (distillateur, membre de l’Association « Les Routes de la lavande », Nyons) :

La lavande est-elle un patrimoine ? Regards croisés autour de la lavandiculture et du projet de territoire « Les routes de la lavande ».

 

Mardi 20 janvier, 14 h30

Projection de la série de documentaires réalisés dans le cadre du programme Les archives du sensible sur les « passeurs de territoire » dans le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée en présence de Christian Jacquelin (conseiller à l’ethnologie à la Drac Languedoc-Roussillon, Montpellier), Luc Bazin, (réalisateur unité audiovisuelle, Pascal, Conseil Général de l’Hérault, Montpellier).

 

Mardi 24 février, 14 h30

William Genyies (chargé de recherche CNRS, CEPEL, UMR 5112, Montpellier),  Nicolas Gouzy (directeur du Centre d’études cathares, Carcassonne) :

L’invention du pays cathare.

 

Mardi 17 mars, 14h30

Véronique Moulinié (chargée de recherche CNRS, Lahic, UMR 8177, Carcassonne), Marianne Petit (directrice du projet « Musée-Mémorial du Camp de Rivesaltes », Conseil Général des Pyrénées Orientales, Perpignan) :

La mémoire de la Retirada.

 

Mardi 20 avril, 14h30

Sylvie Sagnes (chargée de recherche CNRS, GARAE, Ethnopôle, Carcassonne), Henri Maquet, (musicien, Arles) :

La guerre des langues : quand la Provence part en croisade contre les Occitans.

 

Toutes les séances auront lieu à la MSH, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.

En mai/juin 2009, une journée ou deux devraient clore le séminaire avec l'invitation de tous les participants ainsi que de chercheurs n'ayant pas participé aux séances mais s'intéressant à des questions de politique culturelle et patrimoniale.

 

 

 

 

Colloque

 

MUSIQUE ET GLOBALISATION

Montpellier, 21 et 22 octobre 2008

 

organisé par le CERCE et le RIRRA21, Université Paul Valéry-Montpellier 3

avec l’aide de la Région Languedoc Roussillon et du Ministère de la Culture (DRAC) et du Pôle Universitaire Européen, en collaboration avec le Théâtre de la Vignette

 

sous la direction de Jacques Bouët et Makis Solomos

 

Mardi 21 octobre

 

9h. Accueil

Allocutions de Patrick Gilli (vice-président du conseil scientifique de l’Université Paul Valéry-Montpellier 3), Marie-Ève Thérenty (directrice du RIRRA21), Alain Babadzan (directeur du CERCE)

Ouvertures : « Les musiques locales, les musiques contemporaines et la globalisation » (J. Bouët, M. Solomos)

 

9h30-12h30

 

Jean During (CNRS) : « Le formatage de l’oreille du monde »

 

Julie Brown (Royal Holloway, University of London) : « Hearing Bartók »

 

Laurent Aubert (Musée d’ethnographie de Genève) : « Nouveaux objets, nouveaux enjeux : repenser l’ethnomusicologie »

 

Makis Solomos (Université Paul Valéry-Montpelier 3) : « Xenakis, du Japon à l’Afrique »

 

14h30-18h

Claude Chastagner (Université Paul Valéry-Montpelier 3) : « Beatles, Bhangra et Bollywood »

 

François Borel (Université de Neuchatel/Musée d’ethnographie de Neuchatel) : « Musiques touarègues : de la tradition au “Blues des hommes bleus” »

 

Philippe Lalitte (Université de Bourgogne) : « Le tempérament “équitable” de La Monte Young »

 

Julien Mallet (IRD) « Circulations, confluences, globalisation... Le tourbillon des influences dans la constitution d’une jeune musique, le tsapiky de Tuléar (Madagascar) »

 

19h. Concert (Théâtre de la Vignette)

Carte blanche à Trân Quang Hai (Atelier-Concert de chant diphonique, guimbardes, cuillères) et à Jean During (répertoire pour luth – târ d'Iran –  et vièle  sorudBalouchistan)


 

 

Mercredi 22 octobre

 

9h30-12h30

 

François-Bernard Mâche (Professeur émérite, EHESS) : « Musique au singulier »

 

Giancarlo Siciliano (Université Marc Bloch-Strasbourg 2) : « Le champ jazzistique et ses extensions : réflexions autour de l’hyperindustrialisation et de la mondialisation »

 

Jacques Bouët (Université Paul Valéry-Montpellier 3) : « La face cachée des musiques du monde : le bon usage du savoir ethnomusicologique »

 

Pierre Albert Castanet (Université de Rouen) : « Giacinto Scelsi entre Orient et Occident »

 

14h30-15h. Audition / Projection

 

Iannis Xenakis : Orient-Occident : version de concert suivie de la version pour film

 

15h-18h30

 

Christine Guillebaud (CNRS) : « Orchestrer la culture : la mise en “patrimoine” des musiques au Kerala (Inde du Sud) »

Sara Bourgenot (Université Paul Valéry-Montpelier 3) : « “Je suis et je rencontre l’Autre. A propos de la démarche musicale de Patrick Portella »

Aurélie Helmlinger (Université de Paris 10-Nanterre, laboratoire d’ethnomusicologie du musée de l’Homme) : « Pan could play any music. L’appropriation de l’étranger dans le répertoire des steelbands de Trinidad et Tobago : étude de cas »

 

Carmen Pardo (Barcelone) : « L’oreille globale »

 

Le colloque se déroule dans la salle D.026 (bâtiment D) de l’université Paul Valéry.

Le concert a lieu au Théâtre de la Vignette (université Paul Valéry).

Université Paul Valéry : Route de Mende, Montpellier.

 

Pour le colloque : réservation et informations :

Makis.Solomos@univ-montp3.fr ou Jacques.Bouet@univ-montp3.fr.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

 

 

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Catégorisations & stéréotypisations de l’altérité dans les discours coloniaux

Colloque international les jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 février 2006, CNRS Montpellier et MSH-M.

Présentation

Ce colloque est l’aboutissement d’un programme interdisciplinaire de recherche, conduit en 2003 et 2004 dans le cadre de la préfiguration de la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier Dynamique des interactions euro-méditerranéennes. Identités, territoire, développement, formellement crée le 23 septembre 2005. Des ethnologues, des historiens, des psychologues, des littéraires, des analystes du discours ont travaillé en commun autour des processus de catégorisation et de stéréotypisation de l’altérité. Inhérents aux opérations de pensée, établis dans le système de la langue et rejoués sans cesse dans les discours, ces processus intéressent la plupart des sciences humaines dans leur champ propre. Ils les concernent aussi par les préjugés qu’ils mobilisent, toujours au détriment de l’intercompréhension et avec des effets sociaux qui peuvent conduire au pire. C’est toutefois dans le domaine scientifique plus que dans celui des impacts sociaux que les travaux se situent.

Le projet vise à tirer parti de la diversité des approches d’un même phénomène pour avancer, par le biais de croisements transdisciplinaires, dans la connaissance des déterminations historiques, sociales, politiques ou culturelles et dans la compréhension des processus perceptifs et cognitifs mis en jeu. On a convenu d’ouvrir le colloque à d’autres chercheurs, conduits par leurs propres travaux à explorer la même problématique. On souhaite que la rencontre soit l’occasion de collaborations nouvelles dans cette recherche collective et ses développements à venir.

Les discours étudiés concernent les situations « coloniales » au sens large ; la « colonie » étant comprise, conformément à la norme lexicale, comme le fait d’un « groupe de personnes originaires d’un lieu et vivant dans un autre ». Les échanges, les formes diverses de collaboration, d’association, d’intégration, ou à l’inverse les tensions, les conflits, les affrontements identitaires voire les exclusions, toutes ces situations de contacts conduisent aux multiples figures de la « dialectique du même et de l’autre ». Aussi les discours produits dans les contextes coloniaux en sont-ils souvent exemplaires. L’intérêt d’une analyse des processus qui aboutissent à des catégorisations et à des représentations stéréotypées de l’altérité n’est pas seulement historique. Récusées, dénoncées, ces élaborations sont néanmoins reprises et réaménagées par le sens commun. Les polémiques présentes sur les réactivations ou les contestations de la mémoire coloniale témoignent suffisamment de cette emprise. La perception de l’altérité ne se borne pas aux idées reçues. Elle informe aussi la production des connaissances en sciences humaines. Interroger sur ce point les sciences humaines, c’est analyser comment des discours du « savoir-pouvoir » ont pu légitimer des processus de stéréotypisation des « autres coloniaux » au sein même du champ scientifique. Ce qui invite à une réflexion critique et épistémologique sur la constitution des disciplines. Dans cette perspective, il ne s’agit plus d’étudier le stéréotype en lui-même et pour lui-même, mais d’analyser les usages et les enjeux des « instruments de pouvoir » que sont les stéréotypes dans des temporalités et des champs différents.

Parler des autres c’est aussi parler de soi, et ces images en miroir informent sur les fondements de la société et de la culture où circulent les représentations. Les élaborations de l’altérité au filtre de catégorisations et de stéréotypisations simplificatrices renseignent sur la manière dont l’émetteur construit sa propre identité. Ce qui vaut pour les sociétés dominantes comme pour les dominées ; et conduit à réfléchir sur le paradoxe où des images stéréotypées sont assumées, parfois revendiquées, par ceux à qui d’autres les avaient appliquées.

Plus de renseignements sur : http://mshm.univ-montp3.fr/rubrique.php3?id_rubrique=28

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